Pourquoi John Dilo est un Manny Master

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skatedeluxe Skate Shop

Sw front par dessus une barrière to nose manual dropin dans la Boss Fight, fakie tré sw manny sw heel out dans la Stage Fright, le skate de John Dilo m’a toujours étonné et intrigué avec ce skating mêlant gap et manuals. Dans un long interview accordé à Supereight, il est revenu en détails sur cette appétence pour les manny qui rend John Dilo si unique:

Tu fais beaucoup de tricks en nose manny, je ne comprends comment cela n’endommage pas ton pied / cheville principale. Est-ce que tu entretiens ton corps d’une manière ou d’une autre ? Ou est-ce que tu le fais si souvent que tes chevilles sont naturellement conditionnées ?

Je ne sais vraiment pas, mais l’ironie de tout cela est que j’ai subi une opération à 22 ans pour une douleur chronique à la cheville droite et parfois cela me cause encore beaucoup de douleur mais ce n’est pas la cheville que je sollicite le plus donc je n’y pense pas trop. L’autre cheville semble cependant bien résister à tous les trucs que je lui ai fait subir, j’ai en quelque sorte l’impression de l’avoir rendue très forte à travers tous les mannys.

Si on se tient à la part 561, il semble rare qu’un skateur possède cette combinaison de gros gaps et de mannys. Ce switch heel pour ouvrir ta part est juste ouf ! Et poursuivre avec une line incluant un manny fs bigspin out est dingue!  As-tu l’impression que d’autres aspects de ton skate sont peut-être négligés ?

Je ne crois pas, je pense que c’est juste une chose difficile à saisir pour les gens parce que ce que j’aime faire avec mon skating est un mélange unique, je suppose. Les gens qui sautent de gros gaps, skatent également de gros rails et les mecs qui font beaucoup de manuals possèdent aussi de sacrés moves en ledge/curbs. Je trouve qu’il y a souvent un grand écart entre ces deux styles de skateur, comme Andrew Reynolds vs un Lucas Puig, tous deux sont incroyables dans ce qu’ils font.

J’ai grandi avec la Baker 3, tout ce que j’ai toujours voulu faire, c’est sauter des trucs. J’ai toujours fait des manuals sur du terrain plat quand je trainais avec mes potes. Nous avions cette patinoire de hockey à côté du parc où j’ai grandi. Je me souviens que nous emmenions des poubelles ou des bancs là-dedans et nous nous entrainions à réaliser des tricks à base de manny. En vieillissant, j’ai en quelque sorte commencé à réaliser ce que je pouvais faire de ce talent. Je pense donc que la raison pour laquelle je skate comme je le fais est due aux influences que j’ai eues dans ma vie. Aujourd’hui, ce qui m’excite, c’est l’idée de « est-ce possible ? Pourrais-je y taper un manny ? » “Pourrais-je nollie up ce spot et atterrir en nose manny?”. C’est comme si j’avais plongé dans ce terrier de lapin et que ça n’avait pas de fin.

On comprend bien que son environnement a été déterminant dans sa propension à ajouter des manuals dans ses parts, rendant son style si singulier. La totalité de l’entretien est disponible sur Supereight. Il revient également su le titre de SOTY qui lui a échappé face à Mark Suciu.

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