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RIP Cliché

Jérémie Daclin revient sur les raisons qui ont précipité la fin de Cliché

Dans un entretien donné au magazine Free Skateboard Magazine, Jérémie Daclin, l’ex boss de Cliché revient sur les raisons qui ont poussé la marque à mettre la clef sous la porte.

Pour rappel, en 2009 le groupe américain Dwindle détenteur d’Enjoi, Almost, Blind, Darkstar, Tensor, Speed Demons entre autres, rachète Cliché au groupe Salomon. Derrière ce rachat le groupe ambitionne de développer la brand européenne aux USA et en Asie. Retour sur les raisons qui ont précipité la fin de l’aventure.

  • Afin d’exploiter la marque sur son marché domestique, Dwindle conseille très fortement de recruter des pros ricains. Justin Eldrige et Daniel Espinoza sont ainsi ajoutés à la team . A cette époque le stock est localisé aux Etats-Unis et les décisions sont prises à Lyon.
  • Cliché se voit par ailleurs contrainte de changer sa manière de fonctionner au niveau de la production. Pour coller aux calendriers de sortie de Dwindle, la marque doit sortir beaucoup plus de produits afin de s’adapter aux exigences du groupe. Jérémie Daclin explique qu’auparavant “Nous passions des années à travailler sur une série, à l’écouler, à travailler sur une autre. Et quand nous étions en rupture de stock, nous pouvions la sortir et ainsi de suite.”
  • Toujours dans l’interview, Jérémie Daclin explique que ces dernières années, le nombre de tâches autour du lancement d’un produit s’est démultipliée. La sortie d’un nouveau produit implique toute une série de collaborations, de soirées de lancement, de clips et une grande quantité de posts à publier sur Instagram et Facebook. Avant il suffisait d’avoir son produit présent dans un magazine de skate.
  • L’ex-patron de Cliché avance aussi que 20 ans d’existence, c’est une génération ! et fait référence à la malédiction des 20 ans des compagnies de skate, évoquée par Mike Carroll. Si c’était cool pour les papas de porter des t-shirts Cliché, il est plus difficile de rester cool et pertinent face à la nouvelle génération. Jérémie rappelle aussi que le flux constant de contenu de skateboard, de nouvelles marques, … raccourcissaient  la durée de vie des grandes marques. Il rappelle ainsi l’importance d’avoir des magazines et des médias solides qui filtrent tout cela et rétablissent la pertinence des marques qui jouent correctement le jeu.
Jérémie Daclin // Cliché

Crédit:Disturbphotography.book.fr

Même si ce n’est pas explicitement dit, on comprend entre les lignes de l’interview que des tensions entre les deux parties et la difficile adaptation de la marque face à un public zappeur ont probablement conduit à la fin à Cliché.

Source : Free Skateboard Magazine

Skateur, photographe, geek, community manager, j'ai créé La Skateboarderie en avril 2014.

laskateboarderie@live.fr

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